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le sommet de Copenhague

Près de 120 chefs d’états et de gouvernement se sont retrouvés du 7 au 18 décembre 2009 au Sommet de Copenhague pour relever l’un des plus grands défis de la planète:

Prévenir le réchauffement climatique dont les conséquences pourraient être dramatiques pour l’humanité, selon les climatologues et les experts du GIEC.

Le Sommet de Copenhague devait être l’un des grands évènements historiques des dernières décennies.

La rencontre, organisée du 7 au 18 décembre dernier, ne sera finalement qu’une étape de plus vers un éventuel traité mondial qui permettrait en 2012 de prendre le relais du Protocole de Kyoto.

L’enjeu était pourtant capital : juguler ni plus ni moins les menaces climatiques qui pèsent sur la planète et en particulier sur les pays les plus fragiles comme les états africains ou insulaires. En perspective, selon les experts du GIEC, si le réchauffement climatique n’est pas contenu en dessous d’une gausse de 2°C par rapport à l’ère pré industrielle : sécheresses, inondations, tempêtes, cyclones et autre désastres naturels dont l’intensité augmente déjà régulièrement depuis quelques années.
Copenhague n’a donc pas tenu ses promesses malgré de nombreuses réunions et conférences préparatoires aux quatre coins du monde en 2008 et surtout en 2009 comme à Poznan, Bonn, Bangkok et Barcelone.

Les chefs d’États et de gouvernements présents vendredi 18 décembre au Sommet de Copenhague se sont finalement entendus sur un objectif « a minima » : maintenir sous la barre des 2°C la hausse de la température moyenne de la planète, mais sans fixer d’objectif mondial de baisse des émissions de CO2, ni la création d’une Organisation mondiale de l’environnement, comme le souhaitait l’Europe. L’accord politique prévoit seulement, sans entrer dans le détail, la création d’un fonds spécial et d’une enveloppe qui s’élèvera progressivement à 100 milliards de dollars d’ici à 2020, destiné en priorité aux pays les plus vulnérables. Oubliés donc les objectifs de réduction de 50% et de l’ensemble des pays d’ici à 2050. Les négociateurs ont sans doute pêché par optimisme en pensant que la Chine et l’Inde accepteraient cette condition qui leur aurait obligé à brider leur croissance.

Les négociations vont se poursuivre tout au long de 2010, en particulier à Bonn dans six mois, puis à Mexico en fin d’année.